Le groupe

 

Christine Tassan et les Imposteures au festival de Samois

Depuis déjà quinze années qu’elles roulent leur bosse dans le milieu du jazz manouche et de la chanson revisitée, Christine Tassan et les Imposteures sont définitivement dans le paysage musical pour y rester.

Véritables pionnières dans un domaine d’ordinaire réservé aux hommes et précurseures de la vague manouche qui a déferlé sur le Québec, ces quatre musiciennes réinventent avec la singularité qu’on leur connaît une musique qui, loin d’être figée dans le temps, s’adapte au contraire à toutes sortes d’idées nouvelles. Des reprises aux compositions, les arrangements des Imposteures innovent, dépoussièrent, laissent place à la créativité débridée de quatre musiciennes chevronnées.

La réputation du groupe n’est plus à faire; avec plus de 600 spectacles en salle et en festival, dont de multiples représentations dans des évènements d’envergure et plusieurs tournées pan-canadiennes, européennes et américaiChristine Tassan, Lise-Anne Ross et Blanche Baillargeonnes, il a su, depuis sa fondation en 2003, gagner l’estime et la fidélité d’un public toujours grandissant. On a ainsi vu Christine Tassan et les Imposteures au Festival International de Jazz de Montréal, au Festival de Jazz de Lévis, au Festival des guitares de Rouyn-Noranda, au festival April in Paris de Vancouver et aux Déferlantes Atlantiques de St-Pierre-et-Miquelon; par deux fois, leur spectacle a été enregistré et radio-diffusé par CBC dans le cadre des «Concerts on demand», à Montréal et Saskatoon. Au fil du temps, elles ont partagé les scènes avec les grands du jazz manouche, dont John Jorgenson, Tchavolo Schmit, Angelo Debarre, Rodolphe Raffalli et David Reindhart.

Leurs trois premiers disques, «De bon matin» (2007), «Pas manouche, c’est louche» (2010) et «C’est l’heure de l’apéro» (2012) ont connu un vif succès critique. Dès les premières semaines de sa sortie, «De bon matin» s’est classé au palmarès Coup de coeur de Radio-Canada et a décroché la première place du top4 de Radio Couleur Jazz. «Pas manouche, c’est louche» s’est mérité l’honneur d’une nomination à l’ADISQ dans la catégorie «meilleur album jazz création», auprès d’artistes reconnus tels que Jordan Officer, Julie Lamontagne et Christine Jensen. «C’est l’heure de l’apéro» a quant à lui récolté une nomination aux prix Opus dans la catégorie «jazz et musiques du monde».

L’album a d’ailleurs marqué un tournant dans la carrière des Imposteures. Le spectacle éponyme s’est en effet promené d’est en ouest au Canada, en multipliant les tournées importantes dans les provinces maritimes, en Colombie-BritannBlanche Baillargeon, Martine Gaumond et Lise-Anne Rossique et en Alberta devant des publics anglophones de toute évidence conquis. C’est également avec ce spectacle que le groupe a laissé d’importantes marques en territoire européen, avec des participations remarquées aux festivals de Liberchies et des Djangofolllies (Belgique). En juin 2014, elles eurent l’immense bonheur de jouer au prestigieux Festival Django Reinhardt de Samois-sur-Seine (France). Devant plus de 2000 personnes enthousiastes, elles s’imposèrent tout en finesse et en joie de vivre comme le tout premier groupe de jazz manouche féminin, et de surcroît québécois, à fouler les planches du fameux festival!

Leur disque «Entre Félix et Django», paru en avril 2016, évoque en musique la rencontre entre Félix Leclerc et Django Reinhardt. Avec cet album, gagnant du «Disque jazz de l’année» aux Prix Opus 2017, elles ont marqué un retour aux sources et le spectacle tiré de l’oeuvre a circulé abondamment dans les salles du Québec et de la francophonie (France, Belgique). Ce dernier a d’ailleurs été en nomination comme «Spectacle Jazz de l’année» 2017 aux Prix Opus. Les tournées auprès d’un public non francophone se multipliant (Colombie-Britannique, Alberta, Ontario, Maritimes, U.S.A.), elles ont également créé une version internationale du spectacle, «Django, Félix and Friends», et ont sorti en février 2017 un album complémentaire, intitulé «Django and Friends». Avec ces deux derniers spectacles, elles continuent de parcourir le monde encore et encore, et ce, aussi longtemps que le public en demandera!

Cette fois, Christine Tassan et les Imposteures nous proposent un album à la saveur saisonnière de l’hiver intitulé « Django Belles » (novembre 2018) et destiné à être entendu et joué toute l’année durant. Ce disque tranche avec tous les précédents et relève de nouveaux défis musicaux en intégrant deux musiciennes, soit une trompettiste et une tromboniste! L’ajout de cuivres apporte assurément un élément très coloré et fait éclater le son du groupe auquel elles nous ont habitués. Avec cet opus plus festif que jamais, le sextuor féminin de jazz manouche nous fait vivre une expérience musicale inoubliable qui rend hommage à cette merveilleuse saison qu’est l’hiver !